samedi 3 décembre 2016

Fidel Castro et le "Granma"

Dans l'hebdomadaire Le Marin auquel je collabore depuis 32 ans, je publie actuellement une série d'articles sur Fidel Castro, ou plutôt sur le fameux (?) bateau qui lui a permis de revenir d'exil à Cuba en 1956 et de conquérir le pouvoir.

Ce bateau, un petit yacht, s'appelait - et s'appelle toujours, d'ailleurs - le Granma. Depuis le numéro du 1er décembre du Marin, je raconte donc l'histoire du périple un peu fou de l'équipage et des 82 hommes embarqués, plutôt entassés, sur cette petite unité. La publication de ces articles a été décidée en urgence suite au décès de Fidel Castro à Cuba, le 25 novembre dernier. D'autant que ce voyage s'est déroulé il y a exactement 60 ans : un anniversaire "rond", donc, qui tombait bien pour raconter une telle histoire.

Dans la précipitation, il m'a fallu préparer le dossier qui, au sein de ma rubrique, a pris la place de l'article historique que j'avais initialement prévu et déjà envoyé. Voici les deux pages de l'article sur le Granma dans le numéro du Marin en question, au sein de ma rubrique intitulée Mémoire de l'histoire :

Comme c'est (volontairement) illisible sur les visuels préparés par mes soins, je montre quand même, ci-dessous, un recadrage sur la fiche technique décrivant le Granma, pour ceux que cela intéresse :

Voici aussi la Une du même numéro du Marin :

Avec un recadrage sur l'annonce de l'article :

Je crois que c'est la seconde fois en 32 ans qu'un de mes articles historiques est annoncé en Une de cet hebdomadaire. La première fois, c'était à l'occasion d'une enquête apportant des révélations sur l'affaire des vedettes de Cherbourg (enquête parue en décembre 1984, quinze ans après le détournement de cinq vedettes militaires initialement destinées à Israël mais bloquées à Cherbourg suite à un embargo décidé par le général de Gaulle).

Comme je le raconte dans l'article du Marin sur le Granma, ce bateau, religieusement conservé à Cuba de nos jours, porte le nom que lui avait donné son ancien propriétaire américain, en hommage à sa grand-mère (grand mother en anglais, mais le diminutif affectueux de grand mother est "Granma"). Ainsi, non seulement ce nom typiquement américain a été celui du bateau acheté par Castro en 1956 pour mener sa révolution finalement anti-américaine, mais en outre, ironie du sort, l'organe officiel du Parti communiste cubain porte depuis le même nom, en hommage au bateau... Le journal existe toujours ; voici Castro en personne montrant la Une de Granma :

Il n'existe apparemment pas de photo prise durant le voyage du yacht. Pour l'anecdote, en voici une de Castro et de ses hommes une fois débarqués clandestinement du Granma, alors qu'ils prennent le maquis dans la montagne cubaine :

On voit son frère Raul, dans le bas de la photo.

Et voici un écusson récent rendant hommage au vénéré Granma :

Le récit complet sur le Granma est à suivre dans les prochaines livraisons du journal Le Marin.

A signaler que mon article dans Le Marin tient sur deux pages, alors que la rubrique Mémoire de l'histoire n'occupait jusqu'à présent qu'une page. Il se trouve que depuis le numéro du 4 novembre dernier, le journal se présente sous une nouvelle formule, à l'occasion du 70e anniversaire de sa création (fin octobre 1946). Pour l'occasion, son format a légèrement diminué et sa police de caractère a été légèrement augmentée. Du coup, pour que le contenu de ma rubrique soit à peu près aussi dense que naguère, on m'a proposé de l'étaler sur deux pages.

Par ailleurs, dans le cadre de cette nouvelle formule, le jour de sortie du journal a changé ; ce n'est plus le vendredi, mais le jeudi. Ce qui était d'ailleurs son  jour de sortie à l'origine, en 1946-47. Mais pendant la majeure partie de sa vie, ce journal de la marine marchande et de la pêche, émanation et filiale du quotidien Ouest-France, est sorti le vendredi. Un vieux journaliste de la rédaction me disait souvent, quand j'ai débuté : "C'est normal qu'il sorte le vendredi. C'est le jour du poisson...".

mercredi 23 novembre 2016

Evreux 2016 - et des nouveautés

Dimanche prochain, 27 novembre, le public pourra rencontrer des auteurs de BD d'aviation sur la base d'Evreux (27), à l'occasion du festival Bulles d'Air 2016. Francis Nicole y sera également (ainsi que le samedi, jour réservé aux gens de la base), avec notre série Missions Kimono.

C'est l'occasion de montrer pour la première fois la couverture du tome 18 de Kimono, à paraître au printemps prochain :

Ainsi qu'un extrait (encore au crayon) de la planche 31, la dernière dessinée à ce jour (j'ai volontairement effacé les dialogues) :

Et de montrer aussi la couverture d'Allan Mac Bride, tome 5 en préparation lui aussi pour parution au cours du printemps 2017 :

Et un extrait de cet album (la planche 32, la dernière dessinée elle aussi) :

Pour en revenir au festival d'Evreux,voici l'affiche :


jeudi 27 octobre 2016

Cap sur Saint-Malo

Le festival BD de Saint-Malo a lieu ce week-end (à partir de demain - 28 octobre - jusqu'à dimanche soir, 30 octobre), et bien sûr j'y tiendrai un stand, comme chaque année, avec en particulier mes séries Missions Kimono et Allan Mac Bride.

Voici l'affiche du festival, due au dessinateur Sylvain Vallée :


Et voici deux images extraites des dernières planches dessinées par Francis Nicole (Missions Kimono ; Francis sera présent au festival) et par Patrick Dumas (Allan Mac Bride). D'abord Kimono tome 18 :

Et ensuite, Allan Mac Bride tome 5 :

Curieux hasard : ce sont toutes les deux la planche 29B de chaque histoire.
Il en reste donc un petit paquet à dessiner...

lundi 24 octobre 2016

Jo Gaillard

Sympathique rencontre à Paris le 12 octobre dernier, avec Patrick Préjean, acteur de théâtre, de cinéma et de télévision (et aussi la "voix" française de nombreux personnages de films et dessins animés).

Patrick Préjean jouait le rôle du "coq" (surnom du cuisinier) à bord du cargo Marie-Aude du feuilleton télévisé Jo Gaillard, diffusé à la télévision française en 1975 (le héros, le capitaine Jo Gaillard, était joué par Bernard Fresson). Ce feuilleton semble avoir marqué les esprits de beaucoup de jeunes téléspectateurs à l'époque. Or, pour le journal Le Marin, où je m'occupe de la rubrique historique, j'ai publié ces temps-ci une série d'articles sur ce feuilleton, son tournage et sur le vrai cargo à bord lequel furent embarqués les acteurs et l'équipe de télévision dirigée par le réalisateur Christian-Jaque.

La raison de cette publication : le cargo venait d'être envoyé à la démolition dans un chantier turc. C'était l'occasion pour moi de parler de ce cargo, et d'interviewer le seul acteur français encore vivant de nos jours qui ait participé au feuilleton ; Patrick Préjean a donc pu évoquer ses souvenirs de cette lointaine époque.

Voici le volet de ma rubrique (intitulée Mémoire de l'histoire) où commence l'interview de Patrick Préjean :

Avec un gros plan sur le titre :

Ici, un gros plan sur le début de l'interview, où l'acteur dit à quel point le tournage de ce feuilleton a compté pour lui :

Et un gros plan sur l'encadré racontant la (longue) carrière du cargo Marie-Aude, pour ceux que l'histoire maritime intéresse - mais pour ça, le mieux serait de s'abonner au Marin, car dans chaque numéro, je publie des articles généralement exclusifs... :

Comme Patrick Préjean, au moment de notre rencontre, avait commencé à jouer dans une pièce de théâtre à Paris (Le Schmilblick, d'après des textes de Pierre Dac, au théâtre d'Edgar près de Montparnasse, jusqu'en janvier prochain), nous nous sommes donnés rendez-vous à la sortie de la pièce à laquelle j'avais pu assister (excellent jeu d'acteur de Patrick Préjean, et de son confrère Jérémy Prévost).
Voici deux photos prises devant le théâtre, boulevard Edgar Quinet :
Photo prise dos à la façade lumineuse du théâtre d'Edgar,
sur fond d'affiche de la pièce Le Schmilblick.
Photo prise dans l'autre sens, dos au boulevard,
avec un autre éclairage (photos : Anne Le Gall).
Voici pour l'anecdote le premier chapitre de la série d'articles sur Jo Gaillard dans Le Marin et racontant la genèse du feuilleton :

Et le cinquième et dernier chapitre, avec la fin de l'interview de Patrick Préjean :

vendredi 7 octobre 2016

Thoréfolivres

Thoréfolivres : drôle de nom. C'est le  nom de l'association qui, depuis cinq ans, tient le salon du livre de Thorigné-Fouillard, un village des environs de Rennes en Bretagne. Et j'y serai ce dimanche 9 octobre pour tenir un stand avec mes ouvrages habituels. Voici l'affiche :

On me demande parfois pourquoi je participe à des petits salons non loin de chez moi, alors qu'il serait plus intéressant et rentable de participer à de "grands" salons ailleurs, en France ou à l'étranger. Certes... Mais faut-il négliger les "petits" salons près de chez soi...?
En tout cas, une trentaine d'éditeurs ont pensé comme moi et seront présents également, certains venant d'autres régions que de Bretagne.

vendredi 30 septembre 2016

Week-end à Cholet

Petit compte-rendu, avec un peu de retard...
Beau séjour sur l'aérodrome de Cholet, le week-end dernier (voir mon précédent post). La principale journée était quand même le dimanche, celle où la foule fut présente pour assister aux démonstrations en vol.
Coup de bol : le commentateur du programme de ces démonstrations, qui connaît la série Missions Kimono, est venu me voir la veille sur mon stand et a découvert - Ô surprise - un exemplaire d'un de mes livres maritimes (je les avais apportés à tout hasard...), celui sur le paquebot transport de troupes Pasteur. Or, son père a fait un voyage mémorable sur le Pasteur pendant la guerre d'Indochine. Donc : non seulement, le commentateur a acheté un exemplaire pour en faire cadeau à son père, mais en outre, le dimanche, il a annoncé au micro la présence de mon stand et de mes ouvrages, non loin de son podium...

Souvenirs en  images : voici l'aérogare (photographié de loin, par-delà la piste, depuis l'espace dévolu aux stands dont le mien) :

Voici quelques avions anciens présents. Ici, un alignement sur le parking en herbe (du même côté que la photo précédente) :

Un superbe Catalina britannique :

Un classique DC-3 :

Deux Dassault Flamant, dont un à nez vitré, passent au-dessus de la foule :

Il y avait aussi de nombreux véhicules de la Seconde guerre mondiale : Jeeps, GMC, etc., et cette ambulance :

Ce départ fumant de deux avions à réaction est celui des Albatros L-39 de la patrouille Sparflex :
Toutes photos : J-Y Brouard
L'un des deux est piloté par un ancien militaire de la 11e Flottille de Landivisiau, Aymeric de Valence, surnommé "Baron" au sein de l'Aéronautique navale. On le voit deux ou trois fois dans la série BD Missions Kimono, par exemple en haut de la planche 11 de l'album 13, Rafale sur l'Arctique (dessin de Francis Nicole) :

jeudi 22 septembre 2016

Fou d'ailes

Le meeting aérien de Cholet, sur le petit terrain au nord de cette ville du Maine-et-Loire, s'appelle Fou d'ailes, comme chaque manifestation (un an sur deux), et aura lieu ce dimanche 25 septembre. Mais il commence en fait la veille. Voici l'affiche annonçant principalement la journée du 25 et aussi celle du 24 :

J'y serai avec un stand, pour présenter en particulier les BD Missions Kimono. A ne pas manquer, pour tous ceux qui habitent hors de Bretagne, dans les pays de la Loire et près du centre de la France.

Le programme (intéressant) est ici :
http://www.cholet.fr/dossiers/dossier_3901_fou+ailes+-+fete+aerienne.html